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FRANCIS BERTHELOT

ELEMENTS DE BIOGRAPHIE

1946 : Naissance de F.B. à Paris, le 27 juillet à 1h du matin, ce qui fait de lui un lion ascendant gémeaux. Son père, André Berthelot, est docteur en physique nucléaire ; il créera le département de physique des particules élémentaires au CEA. Sa mère, Paule Berthelot, est institutrice (plus tard directrice) d’école maternelle. Il a un frère aîné, Pierre Berthelot, de trois ans et demi plus âgé, avec lequel il s’entendra à merveille toute sa vie.

1949 : Premières vacances de F.B. à Trégastel (Côtes d’Armor), dont les vagues et les rochers de granite rose le marquent pour le restant de ses jours.

1950-1952 : F.B. entre à l’école maternelle, rue Paul Gervais, Paris 13ème. Au cours préparatoire de sa mère, seul garçon dans une classe de filles, il se fait une certaine idée du paradis.

1952-1954 : F.B. entre à l’école primaire de garçons, rue Vulpian, Paris 13ème. Il obtient de bons résultats, sauf en écriture et en géographie. La cour de récréation, elle, lui évoquerait plutôt l’enfer.

1954-1960 : Etudes au Lycée Montaigne. En 5ème, il côtoie le fils d’un grand écrivain, qui lui inspirera le personnage d’Octave dans “Nuit de Colère”. En 4ème, il se lie d’amitié avec Marc Petit, futur auteur d’“Architecte des glaces” et du “Nain géant”.
Début d’une grande passion pour la musique russe, notamment celle de Prokofiev.
Dans un autre genre, son professeur de gymnastique produit sur lui une forte impression.

1960-1966 : Etudes au Lycée Louis le Grand. Les classes préparatoires aux Grandes Ecoles scientifiques lui font l’effet d’un tunnel de trois cents kilomètres. Il y découvre en particulier comment on taille un jeune cerveau pour le changer en jardin à la Française.

1966-1968 : Grâce à ses notes en lettres et en italien facultatif, F.B. est reçu à l’Ecole Polytechnique. Il y passe deux ans au cours desquels, outre l’enseignement réglementaire, il découvre la poésie surréaliste et commence à écrire des chansons. Plusieurs d’entre elles, attribuées au personnage de Lon Orfelt, seront citées dans “Hadès Palace”.

1968-1975 : F.B. prépare une thèse de Doctorat d’Etat en biologie moléculaire, ce qui le mènera successivement à l’Institut de Biologie Physico-Chimique, à l’Institut de Biologie Moléculaire de Jussieu, et enfin à l’Institut Pasteur.

1970 : Après deux ans de psychanalyse, F.B. se rend compte qu’il vaut mieux assumer ses désirs que chercher à les réprimer. Il fête cette découverte avec plusieurs coupes de champagne et deux tubes de gardénal.

1972-1976 : Différentes expériences de théâtre et d’écriture collective, puis individuelle : “L’Abri”, spectacle-happening au Théâtre de la Cité Universitaire à Paris ; “La Camisole intime”, pièce à trois acteurs au Festival du Théâtre Universitaire de Malakoff ; “La Première manche”, création collective en théâtre itinérant ; “Côté cuir, côté dentelle”, pièce à deux acteurs au Théâtre Saint André des Arts à Paris.

1975 : Le vendredi 13 juin, F.B. soutient sa thèse de biochimie, “Contribution à l’étude des mécanismes de reconnaissance des acides ribonucléiques de transfert en systèmes procaryotes et eucaryotes”. La soutenance remporte un vif succès : le jury est accueilli avec des fanfares Renaissance, et le public donne toute son affection au ribosome à dents de vampire. En septembre, F.B. quitte l’Institut Pasteur pour le Collège de France, où il poursuivra des recherches en neurochimie jusqu’en 1989.

1976 : Décès de Jeanne Gleyze, grand mère maternelle de F.B. Celui-ci évoquera son visage dans “Khanaor”, avec le personnage de Norenn. C’est cette même année que, de retour à Trégastel, il décide de devenir auteur de SF.

1977 : Voyage de F.B. aux Etats Unis avec son ami Jean Fournier. Ce voyage sera une des sources majeures de “La Lune noire d’Orion”

1978 : F. B., réfractaire à la conduite automobile et très attaché au centre de Paris, loue un deux-pièces dans le 4ème arrondissement.

1980 : Après le refus d’un premier manuscrit, “La Musique insurgée” , F.B. voit son rêve se réaliser avec la parution de “La Lune noire d’Orion”, couronné meilleur roman français au Festival de SF de Metz.

1983 : Très ébranlé par le suicide d’une proche parente et amie, Janick, F.B. lui consacrera le personnage de Sonia dans “La Ville au fond de l’œil » et la mort de Meg dans “Rivage des Intouchables” .
A une époque où l’heroic fantasy est considérée en SF comme un genre honteux, “Khanaor” paraît en deux volumes , “Solstice de fer” et “Equinoxe de cendre”.

1984 : F.B. rencontre le comédien Luc Alexander, avec qui il partagera vie et carrière durant sept ans et demi.

1985 : Devant les ravages du sida parmi ses proches, F.B. entame son mémorial intime : quand l’épidémie retombera, celui-ci contiendra 130 noms, chiffre sans doute inférieur à la réalité.

1986 : Année noire. F.B. voit son père, André Berthelot, s’éteindre le dimanche de Pâques – suprême élégance pour un athée ; il lui rendra hommage avec la figure de Carl dans “Rivage des intouchables”. En septembre disparaît Jean Fournier, qui lui avait inspiré le personnage d’Ours dans “La Lune noire d’Orion”.
La même année, F.B. rejoint le groupe Limite et publie “La Ville au fond de l’œil”. Sa nouvelle “Le Parc Zoonirique” publiée dans le recueil collectif de Limite “Malgré le monde”, obtiendra le Grand Prix de la Science-Fiction Française 1987.

1988 : F. B., fidèle au 4ème arrondissement, achète un appartement près de Bastille et s’y installe avec Luc Alexander.

1989 : Ecartelé entre les éprouvettes et la machine à écrire, F.B. opte pour cette dernière. Il quitte le Collège de France et la biologie moléculaire pour entrer au Centre de Recherches sur les Arts et le Langage : il s’y consacrera à la théorie littéraire et à la narratologie.

1990 : “Rivage des intouchables” , qui reçoit le Grand Prix de la Science-Fiction Française 1991, marque l’apogée de la carrière de F.B. en SF ; mais aussi une rupture puisque F.B., les années suivantes, va poursuivre sa route en littérature générale.

1991 : Mort de Luc Alexander le 9 août. Profondément meurtri, F.B. transposera ce drame dans “Le Jongleur Interrompu”. Mais il découvrira plus tard que l’édification d’un mausolée, fût-il romanesque, ne peut tenir lieu d’antidépresseur.

1993 : F.B. publie son premier essai littéraire, “La Métamorphose généralisée”, qui obtient le Grand Prix de l’Imaginaire 1995.

1994 : Parution de “ L’Ombre d’un soldat”, premier roman de F.B. en littérature générale, mais également première pierre du cycle “Le Rêve du démiurge”.

1995 : Par l’entremise de Marc Petit, F.B. rejoint le groupe de la “Nouvelle Fiction”, en compagnie de qui il poursuit les réflexions amorcées au sein de “Limite”.
L’approche de la cinquantaine et quelques problèmes de deuil lui font découvrir les bienfaits de la fée Prozac.

1996 : “Le Jongleur interrompu”, roman (Denoël).

1997 : F.B. rencontre Marc Bernard, qui va jouer un rôle primordial dans sa vie.
Parution d’un deuxième essai, “Le Corps du héros”.

1998 : Organisation par Roberto Gac d’un festival culturel autour de la “Nouvelle Fiction” : Encuentro Literario Internacional, Calaceite, Espagne

1999 : Parution de “Mélusath” puis de “La Maison brisée”, qui obtiendra le Grand Prix de l’imaginaire 2001.

2000-2002 : Parution de “La Boîte à chimères”, “Le Jeu du cormoran”, “Parole et dialogue dans le roman”, ainsi que de divers articles et nouvelles. F. B. commence à développer le concept de “fictions transgressives”, rebaptisées plus tard “transfictions”.

2003 : Avec John Pier et Jean-Marie Schaeffer, F.B. organise un séminaire mensuel à l’EHESS, “La Narratologie, aujourd’hui ”.
La publication de “Nuit de colère”, cinquième volume du “Rêve du démiurge”, marque le retour de F.B. aux littératures de l’imaginaire. La même année paraissent “Du Rêve au Roman” et “Le Serpent à collerette”.

2004 : F.B. reçoit le prix Masterton pour “Nuit de colère” (cat. roman) et pour “Le Serpent à collerette” (cat. nouvelle).
Parution de “Forêts secrètes”, recueil de nouvelles.

2005 : Entre les bienfaits du sorcier Schwarzkopf, de la démone Viagra et du mage Rhinoplastor, F.B. rajeunit de dix ans. Il garde néanmoins toute son affection à la fée Prozac.
“Forêts secrètes” reçoit le prix Masterton (cat. nouvelles).
A la rentrée de septembre paraissent "Hadès Palace" (sixième volume du "Rêve du démiurge") puis "Bibliothèque de l'Entre-Mondes" (essai sur les transfictions).

2006 : Fin juillet, F.B. dirige avec Philippe Clermont un colloque, “Science-fiction et imaginaires contemporains”, à Cerisy-la-Salle. Pour fêter son soixantième anniversaire, les participants organisent un gai défilé de robots à son effigie.
Lors des Utopiales 2006, il présente avec Thierry Weyd un mini-spectacle, “La Symphonie Inaccessible”.

2007 : "Hadès Palace" est réédité chez Gallimard Folio SF (juillet).
Le 1er octobre, F.B. prend sa retraite par rapport à la recherche et l'enseignement. En revanche, il continue à sévir en tant qu'écrivain.

2008 : Pour bien démarrer sa dernière tranche de vie, F. B. fait rénover son appartement, surfe jour et nuit sur MySpace et builde son body up avec une énergie redoublée.
L’anthologie “(Pro)Créations” que Lucie Chenu a dirigée aux éditions Glyphe, et à laquelle il a contribué avec la nouvelle “Le Cimetière des toucans”, obtient le prix Bob Morane.
Novembre : parution du “Petit Cabaret des morts”, septième volume du “Rêve du démiurge”.

francis.berthelot
12/03/04